jeudi 14 février 2008

Qui suis-je ?


Anne-Marie Antonietti
Je suis Corse, et je viens d’Ajaccio, en Corse du Sud. Mais j’ai aussi habité longtemps à Paris, où j’ai étudié le Droit, puis travaillé 10 ans ; j’ai aussi habité en Suisse, et en Italie.
Ces dernières années, je travaillais à l’hôpital d’Ajaccio, à la bibliothèque des malades : mon rôle était, en particulier, de faire les visites aux malades et aux personnes âgées. J’ai donné ma démission en novembre 2004, pour venir sur le continent étudier l’Hébreu, dans le but de partir aider en Israël, comme volontaire avec Sar-el (j’irai déjà 3 mois ½ à partir du 8 mai prochain).
Je dois dire que je ne m’étais jamais intéressée à Israël, jusqu’à il y a environ 4 ans.
Certes, j’avais connu la Bible en 1986, dans des circonstances d’ailleurs très particulières : j’avais mis mes papiers et mes affaires en ordre et j’étais sur le point d’aller me suicider en me fracassant avec ma voiture dans un précipice ! (Ceux qui connaissent les petites routes de Corse savent que, chez nous, dans la montagne, il est difficile de se « louper » ; il est parfois plus difficile... de rester sur la route !)
Mais à l’instant où je prenais mes clefs pour partir, j’ai entendu à la radio un couple de chrétiens protestants évangéliques : ils parlaient de l’amour de D.ieu, et de Ses Plans pour nos vies. Il serait impossible d’exprimer à quel point cela m’a bouleversée... surtout dans UN TEL moment ! Je leur ai téléphoné, et ils m’ont fait venir tout de suite chez eux. C’est eux qui m’ont fait connaître la Bible, et ce D.ieu qui m’a empêchée de me tuer, en me révélant Son Amour.
Cela m’a donc menée jusqu’à D.ieu, et à la Parole qu’Il a inspirée à Son peuple, afin que tous Le connaissent; mais non jusqu’à ce peuple lui-même. Et c’est normal, puiqu’il est dit aux chrétiens : nous sommes « le nouvel Israël », les nouveaux détenteurs des promesses de D.ieu !
Puis, il y a environ 4 ans, j’ai participé à une semaine d’études de la Bible, avec quelqu’un qui nous parlait de la place d’Israël et du peuple Juif, dans les Plans de D.ieu. Mes yeux se sont, alors, comme « ouverts ». Disons que cela m’a ôté les « lunettes déformantes » avec lesquelles on nous apprend à lire les textes ! Et je me suis ENFIN rendu compte que, dans la Bible, il est partout question d’Israël, de Jérusalem, de Sion, et du peuple Juif ! J’ai enfin compris que D.ieu n’en a pas « fini avec Son peuple », mais que les Promesses sont seulement pour eux, et pour ceux qui veulent être « greffés » sur leur peuple. J’ai donc choisi, comme Ruth la Moabite, d’être greffée sur ce peuple, et d’aimer le pays qui lui est promis « en possession éternelle ».
Depuis, j’ai relu les textes dans une autre optique. Par exemple, ces versets du prophète Esaïe, où D.ieu fait cet appel -et le répète !- : « consolez, consolez mon peuple, parlez au coeur de Jérusalem... » (Esaïe 41/1) ; mais, au fait... à qui le D.ieu d’Israël adresse-t-Il cet appel ? ne serait-ce pas... à tous les autres : à nous, les non-Juifs !
Cela devient, alors, déchirant de relire tous ces textes, en entendant ce qui y est vraiment dit, tout en repensant à ces deux millénaires d’histoire : « Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez la route, ôtez les pierres !... l’Eternel fait entendre ceci aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : voici ton sauveur, il arrive ; voici que le salaire est avec lui.... » (Esaïe 62)
Et nous tous, « des extrémités de la terre », qu’avons-nous dit « à la fille de Sion » ? Nos ancêtres n’ont-ils pas, au contraire, passé des siècles à accumuler des pierres devant eux, à obstruer leur chemin ou même... à couper complètement leur route ? Et, aujourd’hui, ne faisons-nous pas souvent pareil ?
Nos nations prennent, hélas, de plus en plus, les positions que nous les voyons prendre. Mais, pour ma part, j’ai choisi de donner ma vie, pour servir ce peuple et son pays, par tous moyens, et autant que je le pourrai. C’est la reconnaissance que je leur dois, puisque c’est par eux que j’ai connu leur D.ieu, qui m’a sauvée par Son Amour et qui a transformé ma vie en me donnant la foi et l’espérance.

mardi 12 février 2008

LE MEDECIN ISRAELITE

LE MEDECIN ISRAELITE
En 1943, sous l'occupation allemande, je fus appelé auprès d'un médecin israélite atteint d'un mal irrémédiable. Le Docteur R., inquiet de son état autant que de la menace antisémite qui pesait sur lui, écoutait volontiers mes paroles d'avertissement au sujet de son âme, mais semblait toujours ne pas comprendre la nécessité de la repentance envers Dieu. Quant à la personne du Seigneur Jésus, c'était par politesse envers moi qu'il modérait ses termes.
Un jour, je le trouvai révolté et abattu et je fus surpris de trouver sur sa table de chevet un gros livre, qui n'était autre que l'Ancien Testament en hébreu. Devant mon étonnement, il me dit: "Avant de faire mes études de médecine, je voulais être rabbin". Saisissant ce livre, je lui dis: "mon cher ami, vous avez là le plus grand trésor du monde et tout ce qu'il faut pour trouver le repos de votre âme".
- Comment cela? me répondit-il, je l'ai lu et relu et je n'ai pas trouvé le repos.
- Parce que dans l'Ancien Testament, il est question en figure, en type, en prophétie et en personne aussi, du Messie que vous avez rejeté.
- Oh! vous chrétiens, vous avez arrangé tout cela dans le Nouveau Testament, mais Jésus est un imposteur.
- Ne parlons pas du Nouveau Testament, puisque vous êtes israélite, laissons de côté le Nouveau Testament et, si vous le permettez, je vous demanderai de me traduire un certain nombre de passages de l'Ancien Testament.
Pendant plus de deux heures, en commençant par Esaïe 53, le Psaume 22, et en continuant par de nombreux passages du Pentateuque et des prophètes, je lui fis traduire beaucoup de versets parlant du Messie. Je me gardai bien d'ajouter un mot, laissant à la Parole de Dieu sa pleine et entière autorité. Quand nous eûmes terminé, je le regardai, en reprenant le texte d'Esaïe 53 : "Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent, ainsi il n'ouvre point sa bouche; dans son humiliation, son jugement a été ôté et qui racontera sa génération? car sa vie est ôtée de la terre".
- Je lui demandai: "De qui le prophète dit -il cela? De lui-même ou de quelque autre?".
En proie à une agitation visible, il me dit: "Mais ce n'est pas possible, Jésus est le Christ ?.. Ce n'est pas possible, mais oui, Jésus est le Christ... que nous avons crucifié".
Il se prit la tête avec les mains et répétait: C'est pourtant vrai... "le Messie sera retranché et n'aura rien ..." (Daniel 9:26). Et il redisait de nombreux passages que nous avions lus ensemble. Avec un large sourire, il me serra les mains et je promis de revenir le voir le lendemain.
Le lendemain, je revins et trouvai à son chevet le rabbin, qui lui, ne pouvait admettre que Jésus fut le Christ, et, après quelques paroles, je quittai la chambre. Mais le docteur R. me dit, à voix basse: "Vous reviendrez".
J'y retournai encore le lendemain, mais son état s'était subitement aggravé. Tandis que je me penchais près de son visage, il me dit avec un léger sourire: "Jésus est le Christ".
Quelques heures après son âme s'envolait vers Dieu.
C.B.C.
QUICONQUE CROIT QUE JESUS EST LE CHRIST EST NE DE DIEU 1 Jean 5, 1
Le récit de la conversion de ce médecin juif a été publié dans le N° 1002 (page 233) du "Salut de Dieu" en décembre 1964.

INTERVIEW DE HAÏM LÉVI


INTERVIEW DE HAÏM LÉVI
Le Rabbi HAIM LÉVI est responsable de plusieurs communautés messianiques aux USA.


1) Comment et quand avez-vous trouvé le Messie Yéshoua ?
J'ai rencontré le Messie Yéshoua pour la première fois lorsque j'étais encore un jeune homme, en arrivant aux USA. On m'informa alors que je n'étais plus un Juif mais un Chrétien. A cette époque là, je rencontrai beaucoup d'antisémitisme. Je me refroidis dans mon expérience avec Yéshoua et je devins rétrograde pendant plusieurs années. Durant ces années là, je commençai des études à l'université et je devins ingénieur nucléaire. J'entrepris aussi des études rabbiniques. Finalement, après être allé en Israël dans les années 70, je fis une expérience merveilleuse du salut avec mon Messie. Je devins aveugle pendant 8 heures au cours desquelles j'entendais la voix de Yéshoua qui m'appelait et me disait qu'il allait revenir.

2) Comment êtes-vous devenu rabbi messianique et que signifie ce terme pour vous ?
Je suis devenu rabbi messianique par un appel personnel de Yéshoua. Il m'a dit qu'il voulait que je prêche sa Parole. Quelques mois plus tard, je fus réveillé en pleine nuit - vers 2 h du matin - et Dieu commença à m'enseigner comment fonder une synagogue messianique et ce que signifie le Judaïsme messianique. J'ai donc appris qu'en tant que Juif, nous devons garder notre identité et notre culture juive, en observant les fêtes de l'Eternel. C'est le dernier réveil de Dieu pour Israël. A la maison, nous avons appris à vivre d'une manière juive.
Le mot "rabbi" signifie "enseignant" en hébreu.

3) Combien de membres avez-vous dans votre synagogue et combien d'entre eux sont juifs ?
Nous avons 3 synagogues en Floride sous notre direction :
1 - Beth Israël à Tampa Bay
2 - Beth Israël à Orlando
3 - Beth Jacob à Jacksonville
Nous avons au total environ 100 membres dont 40 sont Juifs.

4) Pourriez-vous décrire brièvement les activités de votre congrégation ? a - La célébration du Shabbat le vendredi, et la réunion du samedi. b - Prière et Etude Biblique, le soir, dans toutes les congrégations, ainsi que des "cours de disciples" pour les jeunes dans la foi. c - Cours d'hébreu et Bar Mizvah. d - Cours de "Danse Davidique".

5) Que représente, pour vous, la "Vision Messianique", actuellement?
Pour moi, la vision messianique signifie : la façon et le moyen par lesquels notre peuple juif vient au Messie Yeshoua. Les juifs n'ont pas besoin d'être "gentilisés" (devenir comme des gentils) et d'abandonner leur culture hébraïque pour pouvoir parvenir au salut. Le salut ultime d'Israël se trouve en Romains 11 v 15 : "Car si leur mise à l'écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie ?" Je crois que les gentils des nations ne verront jamais un grand et réel réveil avant que le réveil des juifs ne soit arrivé premièrement, d'après ce que Paul dit dans ce passage aux Romains.

6) Un court commentaire sur l'élection et la vocation d'Israël !
Israël a été appelé pour devenir le moyen par lequel le Messie, le Sauveur du monde se manifesterait. C'est par Israël que Dieu a envoyé les prophètes. Israël a été élu pour être la nation choisie. C'est elle qui conserve les alliances de Dieu qui sont toutes éternelles. La vocation d'Israël, c'est d'être pour le monde la lumière des grandes promesses et de la puissance de Dieu.

7) Pour gagner des juifs à Yeshoua quelle est la chose la plus importante ?
La chose la plus importante, c'est que Yeshoua est l'ultime et le seul Agneau sacrificiel. Il est le Messie souffrant, et hors du Messie, il n'y a pas de salut. Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon pour les péchés.

8) Que désirez-vous dire à vos frères et sœurs juifs en Europe qui ne connaissent pas encore Yeshoua ?
Je voudrais dire ceci : quand Yeshoua (Jésus) vint ici sur la terre, ce n'était pas pour créer une nouvelle religion, ni pour détourner notre peuple juif de Dieu. Tous ceux qui lui appartenaient étaient Juifs. Il était Juif Lui-même, né d'une mère Juive. Après sa mort sur la terre, ses disciples étaient connus comme "Nazaréens", membres d'une "secte juive". Durant plus de 200 ans ont existé des synagogues juives entièrement composées de Juifs qui le suivaient en tant que Messie et Sauveur. Il est l'accomplissement total de tout de que les prophètes ont prédit. Nous, Juifs Messianiques, qui suivons notre Messie Juif, aux USA, nous n'avons pas cessé d'être Juifs. En fait, nous sommes plus Juifs que jamais auparavant. Nos synagogues (Messianiques) sont des lieux de joie et de réjouissance. Nous savons que nous sommes Juifs et que nous sommes libres de l'adorer en tant que Juifs. La plupart d'entre nous avons découvert Yéshoua comme Messie en lisant le chapitre 53 d'Isaïe. C'est le chapitre que Rashi (un rabbi français 1040-1105) appelle "le Messie Souffrant". Pouvez-vous, s'il vous plaît, lire ce chapitre et prier ainsi : "Père, Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, si ce chapitre décrit le Messie, révèle-le moi. Mon Dieu, je veux recevoir tout ce que tu as préparé pour moi. Donne-moi ta joie, ton espérance et ton but pour ma vie. Je veux connaître une relation personnelle avec toi mon Dieu, Amen !"

Interview fait par Anya GHENNASSIA aux USA